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Focus métiers : Ludovic Brétignière, comédien, assistant chargé de figuration

Dans le long-métrage « Compostelle » qui sort aujourd’hui, il incarne le moine guitariste qui accompagne l’improvisation rap d’Adam, l’adolescent. Ludovic Brétignière apparaît de plus en plus fréquemment à l’écran, l’espace d’une à plusieurs scènes, comme celle-ci, tournée à la chapelle des pénitents de Saint-Côme-d’Olt en Aveyron.

Initialement, Ludovic ne s’attendait pas à endosser une robe de bure pour ce film. Il avait postulé pour un personnage de marcheur nordique sur l’Aubrac, avant que la chargée de figuration, Valérie Pangrazzi, ne lui propose ce rôle de religieux avec guitare en bandoulière. Il s’est alors empressé d’enregistrer une « selftape » avec sa six cordes et a été retenu. Dans la scène, il joue en compagnie d’un ami musicien, membre du groupe aveyronnais Cazelle Café.

Voici à peine quatre ans que Ludovic, à l’approche de la cinquantaine, a franchi et le cap et s’est lancé dans le cinéma, comme figurant d’abord, puis comme assistant chargé de figuration et comédien. Natif du Nord, il s’est installé en Aveyron en 2018 après pas mal d’années de « vie de bohème » comme saisonnier et saltimbanque selon les moments. Il est d’ailleurs multi-instrumentiste, au point de jouer du soubassophone dans un court-métrage d’étudiants de la Deutsche Filmakademie de Berlin.

Le cabaret, le spectacle de rue, il connaît. Mais après avoir décroché sa première figuration puis sa première silhouette (très court rôle), Ludovic a vite saisi qu’il devait jouer sur un autre mode, plus nuancé, pour apprivoiser la caméra qui est « comme une loupe ». Il a donc pris le temps de se former, dans des fabriques de l’acteur, à Toulouse et Marseille.

Figurant sur le tournage de la série Netflix « All the light we cannot see » à Villefranche-de-Rouergue, Ludovic a aidé les chargés de figuration à trouver quelques profils spécifiques, indiquant des personnes rencontrées pendant ses années de scène rock et d’artiste itinérant. Aussi, sur le tournage suivant dans la bastide rouergate, celui d’ »Olympe, une femme dans la Révolution » par Julie Gayet et Mathieu Busson, il s’est vu confier un casting de figuration sur deux journées, puis la gestion de figurants sur le plateau. Il apparaît aussi, l’espace d’une scène, dans un personnage de crieur public.

Au cours de ces dernières semaines, Ludovic a tourné comme silhouette à Paris, figurant à Sète, et œuvré comme assistant chargé de figuration pour une série dans le Gard. « De décembre à mars, d’habitude, c’était une période creuse, or là j’ai vraiment travaillé », confie-t-il. On ne manquera pas de vous signaler sa présence dans les films à venir !